La charpente

. La charpente

 

Mieux comprendre la charpente     

         

Le vocabulaire de la charpente

 

Savez-vous ce qu'est un coyau, un entrait, une volige ? Quelques mots suffisent pour comprendre la charpente et pouvoir ainsi discuter avec un professionnel.

 

 

                                                                                           

 

Une coupe de charpente                    Une coupe de charpente                           Une charpente

 

 

· Arbalétrier : Partie oblique de la ferme sur laquelle reposent les pannes.

· Chevron : longue pièce verticale appliquée sur les pannes de la charpente et servant d'assise aux éléments d'appui de couverture.

· Coyau : petite pièce de bois rajoutée en partie basse de la charpente pour adoucir la pente en fin de toiture.

· Entrait : pièce horizontale de la ferme formant triangle isocèle avec les arbalétriers.

· Ferme : ensemble des pièces formant, dans un plan vertical, l'ossature en triangle d'une charpente.

· Fermette : ferme réalisée avec des bois de faible section donnant des charpentes plus légères que les fermes traditionnelles. Elle est composée d'un ensemble de pièces de bois assemblées par des connecteurs métalliques inoxydables.

· Liteau : latte étroite positionnée horizontalement qui sert à accrocher les tuiles et les ardoises.

· Panne : pièce de bois appliquée à la perpendiculaire des arbalétriers et portant les chevrons.

· Volige : planches clouées horizontalement sur les chevrons pour fixer les éléments de couverture.

 

 

  • Quel bois choisir ?

Les règles d'or

Bien sûr, il s'agit avant tout de choisir un bois de charpente parfaitement traité. En matière de traitement du bois, les normes sont très strictes. Elles vous garantissent un bois résistant aux diverses agressions : humidité, champignons ou xylophages.

 

 

La norme NF

 

 

Le bois destiné à la charpente doit être d'une excellente résistance, notamment en traction, et sa qualité est fonction de sa résistance aux attaques diverses.
L'ennemi du bois, dans la construction, est bien sûr l'humidité. Non seulement l'humidité extérieure, mais aussi l'humidité propre au matériau bois lui-même, d'où une normalisation NF en quatre catégories en fonction de l'usage du bois. Pour les bois de charpente, la classe n°2 correspond à un degré d'humidité compris entre 13 et 17 % ; ce bois est appelé " bois sec à l'air ".
Vous devez donc vérifier que le bois choisi est bien normalisé NF. Si le bois sélectionné répond bien aux normes, cela ne dispense pas de surveiller son évolution une fois la charpente montée. Car le bois vit !

 

 

Des hôtes indésirables

 

 

Les bois de charpente sont désormais bien traités contre les attaques les plus courantes : termites, capricornes, champignons...mais, là aussi, une fois montée, la charpente doit être surveillée de près. Il suffit d'un excès d'humidité pour favoriser le développement de champignons. Certaines essences sont aussi plus sensibles que d'autres : les résineux peuvent être attaqués par les capricornes, les feuillus par les lyctus.
La partie du bois choisie a également son importance quant à la fragilité par rapport aux petites bêtes : si la charpente contient plus de 10 % d'aubier, vous devez être vigilant car l'aubier est plus sensible aux attaques que la partie centrale de l'arbre.

 

Que de choix !

 

Densité, résistance mécanique... un bois de charpente doit répondre à de multiples exigences. Du chêne ultra-résistant au hêtre et au châtaigner à faible rétractabilité, en passant par les bois tendres, chaque essence a ses qualités mises en valeur par le type de charpente à laquelle elle s'adapte.

 

 

Le chêne

 

 

En matière de charpente, si n'était son prix, le chêne serait l'un des favoris. Il est d'une excellente résistance mécanique et d'une grande densité. Cela dit, il est également fissile, et donc à surveiller.

 

 

Le châtaigner

 

 

Le châtaigner est aussi un choix sûr car il est d'une faible rétractabilité (par exemple, lorsqu'une maison est chauffée, le bois de charpente se dessèche ; il est alors sujet à un retrait plus ou moins fort selon l'essence) et d'une bonne résistance en flexion. Petit plus fort appréciable : il fait fuir les araignées, car son odeur tannique les dérange...

 

 

 

Le hêtre

 

 

Le hêtre est d'une très grande résistance en compression, il est stable mais d'une forte rétractabilité. Choisir le hêtre oui, mais dans sa région de production car le faire venir de son lieu d'origine peut se révéler coûteux.

 

 

Pins et consorts

 

 

Pin Laricio, pin maritime, pin des Landes, pin sylvestre, sapin Douglas... autant d'essences de qualité pour une charpente car le pin est très résistant en flexion et en compression et d'un rapport qualité prix intéressant. Ces bois légers sont parfaits pour les voliges et les tasseaux. Petit bémol, le pin pleure parfois de la résine.

 

 

Bois tendres

 

 

Pour des charpentes légères, vous pouvez opter pour l'épicéa, l'épicéa de Sitka, le peuplier et certains sapins. Ces bois tendres et légers ne manquent pourtant pas de résistance !

 

 

  • Petits désordres et leur solution
L'humidité

 

L'humidité est la source la plus courante de dégâts dans les charpentes. Bien sûr, en fonction de leur densité, les bois sont plus ou moins sensibles à l'hygrométrie. Mais de quelque essence qu'il s'agisse, certaines zones de la charpente sont particulièrement à surveiller : faîtage, coyau, parties en contact avec la maçonnerie.

 

 

Les zones à surveiller

 

 

  • Si la tête de faîtage est détériorée, l'eau pénètre aisément et humidifie la charpente, favorisant son pourrissement et donc sa fragilisation. Sans oublier les champignons qui aiment énormément l'humidité.
  • Si coyau il y a dans votre charpente, sachez que cette zone est sensible aux infiltrations. Le coyau étant la partie " mourante " d'une toiture, la pente est quasi nulle et des infiltrations peuvent donc se produire à la jointure entre le coyau et la panne.
  • Les parties en contact avec la maçonnerie ou encastrées dans celle-ci sont à surveiller car, lors du retrait en cas de dessèchement du bois, des espaces favorisant l'humidité peuvent apparaître. En cas de gonflement du bois dû à l'humidité, c'est la maçonnerie qui risque de souffrir. Ces bois-là doivent donc être isolés des maçonneries par du feutre ou du carton bitumé.

 

 

Les solutions

 

 

Pour prévenir tous les désordres, il est indispensable de surveiller l'étanchéité de la couverture, de remplacer toute tuile ou ardoise défectueuse, de vérifier les systèmes d'attache des éléments de couverture (clous rouillés par exemple). A surveiller également l'éventuelle présence de mousses sur la couverture : les mousses s'enlèvent d'ailleurs très facilement.
Une pièce de bois peut pourrir à cause de l'humidité. Elle doit être remplacée très vite afin d'éviter la présence de champignons.

 

 

 

Les déformations de la charpente

Sous l'effet du temps ou des intempéries, la charpente bouge, fléchit parfois. La cause peut être également due à de mauvais choix de bois. Mais quelle que soit l'origine de la déformation, il y a toujours un remède.

 

 

Le bois vit !

 

 

Le bois se rétracte, se dilate, boit et rejette de l'eau, fléchit... Tous ces comportements sont pris en compte par le charpentier lors de la réalisation d'une ossature de toit : le taux d'humidité est contrôlé, la partie de l'arbre utilisée est adaptée à l'usage, l'épaisseur de la pièce calculée en fonction de la charge à porter, etc.

Mais il peut y avoir des erreurs de choix dans la qualité du bois (vouloir faire trop d'économies au niveau de la qualité du bois de charpente induit des risques sur le long terme), des erreurs de calcul de charge entraînant une surcharge et donc un affaiblissement d'une pièce de charpente. Ou des impondérables (généralement atmosphériques...).

Pour des questions d'humidité (qu'il y ait infiltration ou intempéries), la masse volumique des éléments de charpente peut augmenter excessivement (la variation peut aller jusqu'à 7 %) et les assemblages en être affaiblis.
Le sous-dimensionnement de certaines pièces de bois entraîne leur fléchissement pour cause de surcharge. Les versants du toit peuvent ainsi s'affaisser peu à peu.

 

 

Les solutions

 

 

Si la déformation est due à l'humidité, avant de réparer les dégâts, il est impératif de régler les problèmes d'étanchéité.

Consolider la partie affaiblie, soulager la pièce sous pression, renforcer les assemblages sont autant d'opérations à réaliser dès que l'on décèle une déformation de charpente.

Quelle que soit la solution technique choisie, il est très important d'utiliser la même essence que celle d'origine, car il peut y avoir " incompatibilité" entre deux essences.

 

 

  • Les termites et autres xylophages
Les termites et autres xylophages en France, état des lieux

 

La lutte contre les termites devient l'affaire de tous en France puisque leur territoire s'étend peu à peu. Les dégâts causés par les termites sont d'autant plus considérables que souvent « cachés » puisqu'ils attaquent le bois de l'intérieur. Petits trous dans les plâtres, plinthes creuses, insectes volants suspects... autant d'indices à prendre en compte.

 

 

Le CTBA (Centre technique du bâtiment et de l'ameublement) suit de très près l'évolution des zones touchées par les termites.

Le Sud-Ouest reste la région la plus infestée. La côte méditerranéenne est également en partie touchée. Les termites semblent remonter sur la côte Ouest, avec quelques incursions dans certains départements du nord. Mais ce qui semble nouveau depuis quelques années, c'est leur présence de plus en plus importante en Ile-de-France.

Les zones contaminées sont délimitées par arrêté préfectoral ou par arrêté municipal. Vous pouvez donc vous renseigner en mairie.

Quant aux autres xylophages, les capricornes ou les vrillettes par exemple, on en trouve par petites zones sur tout le territoire. Sachez que si vos voisins découvrent des capricornes dans leur charpente, mieux vaut faire procéder à un diagnostic sur votre propre toiture.

 

Les termites

 

La lutte contre les termites devient l'affaire de tous en France puisque leur territoire s'étend peu à peu. Les dégâts causés par les termites sont d'autant plus considérables que souvent "cachés" puisqu'ils attaquent le bois de l'intérieur. Petits trous dans les plâtres, plinthes creuses, insectes volants suspects... autant d'indices à prendre en compte.

 

 

Vie et moeurs des termites

 

 

Les termites sont des insectes blancs qui fuient la lumière et vivent dans la terre et le bois. Les termites préfèrent les zones chaudes et humides, d'où leur intérêt pour les villes et leur chauffage urbain... Les termites s'attaquent de plus en plus aux habitations. Ils y trouvent leurs matériaux de prédilection : bois, papier, cartons et tissus. Ils pondent leurs oeufs généralement dans le bois ; il en éclôt des larves qui s'enfoncent dans le bois pour se nourrir, le réduisant en poudre. Une fois adultes, ils émergent en perçant un trou vers la surface, puis poursuivent leur cycle reproducteur.
C'est donc de l'intérieur que les termites creusent le bois, l'affaiblissant et l'empêchant de jouer son rôle de maintien de la structure de construction. Pour atteindre les éléments en bois, les termites sont capables de se déplacer à travers plâtre, isolants, papiers peints, voire béton !

 

 

Comment se propagent-ils ?

 

 

- par essaimage : les reproducteurs quittent le nid et s'envolent pour implanter une nouvelle colonie dans un autre terrain favorable ;
- par transport involontaire : il suffit de transporter, lors d'un déménagement par exemple, un élément infecté... Autre hypothèse : vous ramassez du bois en forêt afin d'alimenter votre cheminée et vous le stockez dans la cave ou le grenier. Ce bois peut très bien être infecté sans que vous le sachiez;
- par bouturage : une partie de la colonie se sépare et forme progressivement une nouvelle colonie dans une construction avoisinante.
En France, les zones les plus touchées sont le sud-ouest et le sud mais, peu à peu, les termites remontent au centre et vers le nord et sont désormais présents dans cinquante-six départements.

 

 

Comment repérer la présence de termites ?

 

 

Certains signes vous renseignent sur la présence d'une colonie de termites :
- un simple choc contre une plinthe ou un élément en bois peut révéler un bois complètement évidé ;
- vous découvrez de petits tunnels à la surface des murs ou de minuscules trous noirs, gros comme une tête d'épingle, sur les plâtres des plafonds ou les murs ;
- il arrive que des termites s'échappent d'une fente dans un mur.

 

 

Vos obligations réglementaires

Devant le risque croissant d'invasion, maires et préfets sont autorisés, de par la loi, à organiser la prévention et la lutte contre les termites. Il incombe aux occupants et aux propriétaires de suivre leurs directives. Contrevenir vous expose à des sanctions.

La loi n° 99-471 du 8 juin 1999 vise à protéger les acquéreurs et propriétaires d'immeubles contre les termites et autres insectes xylophages. Cette loi et ses décrets d'application (décret du 3 juillet 2000 et arrêté du 10 août 2000) donnent de nouveaux pouvoirs aux maires et aux préfets pour organiser la lutte.

 

 

Vous découvrez des termites chez vous

 

 

Dès la découverte de termites, la loi vous impose d'en avertir la mairie. La non-déclaration est sanctionnée par une amende pouvant aller de 1500 à 7 500 €, sans compter l'obligation de faire intervenir un professionnel de la lutte contre les termites.

 

 

Vous habitez dans une zone contaminée

 

 

Si vous vivez dans une zone où la présence de termites est avérée, vous devez participer aux actions de prévention et de lutte.
Le maire peut prendre un arrêté demandant de procéder à la recherche et aux travaux de lutte contre les termites. Vous devez justifier, dans les six mois, du respect de la recherche en présentant un état parasitaire. Vous justifierez également de la mise en œuvre de travaux de prévention et d'éradication par un professionnel.
Lors de travaux de démolition, il faut brûler sur place ou traiter le bois et les matériaux infestés après avoir fait une déclaration en mairie.
En cas de non-exécution de ces mesures, c'est une amende de pouvant aller de 1500 à 7 500 €, que vous risquez.

 

 

En cas de transaction immobilière

 

 

Si vous habitez dans une zone à risques (zone délimitée par le préfet ou le maire de la commune) et que vous vendez un bien, la loi vous oblige désormais à joindre à l'acte de vente un état parasitaire de moins de trois mois conforme à un modèle établi par arrêté et établi par un expert agréé.
Le Centre technique du bois et de l'ameublement (CTBA) tient à disposition une liste d'experts et de professionnels de la lutte contre les termites.

 

 

D'indispensables précautions

 

 

Première des précautions, même si vous n'habitez pas dans une zone infestée : entretenir une bonne hygiène de l'habitation en résorbant les infiltrations d'eau, en ne laissant pas de tas de bois de chauffage trop près des murs, etc.
Pour construire dans une zone à risques, utilisez du bois traité.
Si vous êtes dans une zone infestée, optez pour un traitement préventif : des barrières de protection physique, chimique ou physico-chimique sont créées autour de l'habitation.
Certaines aides sont accordées par l'Etat pour la réalisation de travaux de lutte contre les termites. La Direction départementale de l'équipement (DDE) vous renseigne sur ces aides.

 

 

Vie et moeurs des termites

 

Très prolifiques et très vivaces, une fois installés les termites sont difficiles à déloger...

 

 

 

Les termites et leur dégât

 

 

Les termites sont des insectes blancs qui fuient la lumière et vivent dans la terre et le bois. Les termites préfèrent les zones chaudes et humides, d'où leur intérêt pour les villes et leur chauffage urbain...

Les termites s'attaquent de plus en plus aux habitations. Ils y trouvent leurs matériaux de prédilection : bois, papier, cartons et tissus.

Ils pondent leurs oeufs généralement dans le bois ; il en éclôt des larves qui s'enfoncent dans le bois pour se nourrir, le réduisant en poudre. Une fois adultes, ils émergent en perçant un trou vers la surface, puis poursuivent leur cycle reproducteur.

C'est donc de l'intérieur que les termites creusent le bois, l'affaiblissant et l'empêchant de jouer son rôle de maintien de la structure de construction.

Pour atteindre les éléments en bois, les termites sont capables de se déplacer à travers plâtre, isolants, papiers peints, voire béton !

 

Comment se propagent-ils ?

 

Les termites ont des méthodes de propagation redoutablement efficaces que seuls des professionnels peuvent contrer.

 

 

  • Par essaimage : les reproducteurs quittent le nid et s'envolent pour implanter une nouvelle colonie dans un autre terrain favorable ;
  • Par transport involontaire: il suffit de transporter, lors d'un déménagement par exemple, un élément infecté... ou bien de ramasser du bois en forêt pour remplir sa cheminée !
  • Par bouturage : une partie de la colonie se sépare et forme progressivement une nouvelle colonie dans une construction avoisinante.

    En France, les zones les plus touchées sont le sud-ouest et le sud mais, peu à peu, les termites remontent au centre et vers le nord et sont désormais présents dans cinquante-six départements.

 

                                   

Comment repérer la présence de xylophages ?

 

Les termites savent se faire discrets, le temps de faire beaucoup de dégâts. Quelques gestes simples vous permettent pourtant de détecter leur présence.

 

 

 

Les termites et leur dégât

 

 

Certains signes vous renseignent sur la présence d'une colonie de termites :
- un simple choc contre une plinthe ou un élément en bois peut révéler un bois complètement évidé ;
- vous découvrez de petits tunnels à la surface des murs ou de minuscules trous noirs, gros comme une tête d'épingle, sur les plâtres des plafonds ou les murs ;
- il arrive que des termites s'échappent d'une fente dans un mur.

Les capricornes, quant à eux, attaquent de préférence les résineux, et creusent des galeries parallèles au fil du bois, qui prend un aspect vermoulu.

 

Comment lutter contre les termites et autres xylophages ?

 

Seuls des professionnels agréés sont à même de lutter contre les termites et autres xylophages. Ne faites confiance qu'à eux seuls !

 

 

Qui intervient ?

 

 

La lutte contre les termites ou tout autre xylophage est une affaire de professionnels ! C'est en mairie ou à la Direction Départementale de l'Equipement (DDE) que vous obtenez les coordonnées de sociétés agréées pour lutter contre les termites et autres xylophages.
Attention : un certificat de traitement fourni par une société non agréée n'est pas valable, lors d'une transaction immobilière par exemple.
Il est important de ne faire appel qu'à des sociétés spécialisées car il existe des entreprises peu scrupuleuses qui vous proposent, en faisant du porte à porte, d'effectuer chez vous un diagnostic de termites. Ces personnes profitent d'un moment d'inattention de votre part pour sortir de dessous leur blouse un morceau de charpente « mangé » par les xylophages et vous le présentent comme venant de votre charpente ! Paniqué, vous signez un devis pour une intervention rapide...

 

 

La protection avant et après construction de votre habitation

 

 

  • Avant de faire construire, vérifiez que le bois de charpente choisi est traité contre les termites et les autres xylophages. Vous pouvez renforcer cette protection en prévoyant soit des répulsifs qui sont badigeonnés sur les fondations de l'habitation, soit des films-barrière qui sont posés sous la dalle de la construction.
  • Après construction, vous pouvez tout de même faire intervenir préventivement un professionnel. Vous devez être sûr que votre habitation n'est pas déjà infestée. Le professionnel vous propose alors un traitement chimique qui crée une barrière de protection tout autour de l'habitation.

 

 

Vous découvrez des xylophages, que faire ?

 

 

Première démarche, envoyer une lettre recommandée à votre mairie. Elle vous contactera très vite pour vous donner la marche à suivre, et vous donner une liste de professionnels agréés. Leur intervention donnera lieu à un certificat dont vous donnerez copie à la mairie.

Seconde démarche importante : avertir vos voisins. Si vous êtes infesté, il est probable qu'un périmètre de voisinage l'est aussi. Et si l'on intervient chez vous sans intervenir dans les habitations mitoyennes, cela ne sert à rien : les termites reviendront en force chez vous !

 

 

Les remèdes

 

 

Si un diagnostic établit la présence de termites, il faut alors agir très vite. L'entreprise de détection va tout d'abord identifier le type de termites qui agit chez vous et agir en conséquence. Elle établira un devis précisant les lieux infestés et les produits qu'elle va utiliser (ce devis et la facture correspondante peuvent vous être réclamés par la mairie).
Si certaines parties de la maison sont très atteintes, mettant en péril la stabilité de la structure, des travaux de consolidation ou de remplacement devront être effectués.
Sinon, l'entreprise opérera un traitement chimique sur toute l'habitation afin d'éradiquer la colonie. Elle procèdera également à la pose d'appâts toxiques spécifiques.

                                                                                                                    

Les bons réflexes en prévention !

 

Il existe quelques gestes simples qui peuvent vous éviter ces invités inattendus que sont les termites, les capricornes ou les vrillettes.

 

 

  • Jardin, garage et toutes annexes de votre habitation doivent contenir un minimum de planches de bois ! Par exemple, ne laissez pas pourrir un petit tas de planches au fond de votre potager...
  • Luttez contre l'humidité : les termites sont attirées par les lieux humides, que ce soit votre cave, le garage, une buanderie...
  • Evitez de rapporter chez vous du bois mort ramassé en forêt, un « nid » de termites pourrait s'y être installé.
  • Ne conservez pas de vieilles poutres ou de vieux madriers (ne les récupérez pas non plus dans une décharge).

 

 

 

Les charpentes du Nord au Sud

 

Charpentes nordiques

En forme de triangle isocèle, la charpente du nord s'adapte à un toit pentu et laisse la place pour des combles.

 

 

A quoi ressemble la charpente nordique ?

 

 

Les éléments porteurs de la charpente - arbalétriers et entraits - forment généralement un triangle isocèle (la ferme). Les arbalétriers reposent sur les murs porteurs et supportent le poids de la couverture ; ils travaillent en flexion. L'entrait, quant à lui, relie les arbalétriers à la base et travaille en traction.
Les charpentes du nord de la France s'adaptent à des couvertures de pierre, de chaume, de tuile plate et d'ardoise.

 

 

Les spécificités

 

 

La charpente nordique est généralement conçue pour un toit pentu (des pentes de 40° et 60°). L'argument d'ordinaire avancé est climatique : pluie, neige, gel... auraient incité les charpentiers à réaliser des ossatures permettant à l'eau de glisser, à la neige de s'évacuer... En fait, la forme nordique des charpentes vient davantage d'une tradition séculaire que d'une volonté de protection contre les intempéries.

 

 

Charpentes méditerranéennes

 

La charpente méditerranéenne est souvent quasi plate et très peu élaborée.

 

 

La charpente réduite à sa plus simple expression

 

 

Pas toujours facile d'aménager des combles avec une toiture méditerranéenne ! La pente est souvent limitée entre 18 et 30°. Sa forme est d'origine romaine et adaptée à une couverture de tuiles canal. Autre caractéristique des charpentes du Sud, elles ne sont que très peu élaborées et se réduisent souvent à des chevrons (éléments verticaux) posés sur des pannes (éléments horizontaux) entre deux murs maçonnés.

 

    Typologie des charpentes

 

Les charpentes traditionnelles

 

La charpente traditionnelle, constituée de fermes, est réalisée selon des techniques très anciennes qui gardent leur modernité. Au résultat, une charpente solide, durable et belle à regarder.

 

 

Artisanale avant tout

 

 

Une belle charpente traditionnelle est une œuvre d'art ! Conçue et réalisée selon des méthodes ancestrales - modernisées bien sûr - , la charpente traditionnelle a l'énorme avantage de laisser la place à des combles si la pente du toit est assez importante.
Structure porteuse triangulée, la ferme donne sa forme à la toiture (ferme simple, ferme à la Mansart, ferme à entrait retroussé...).

 

 

Valeur ajoutée

 

 

Plus longue à mettre en place que la charpente fermette industrielle, elle utilise davantage de bois, car il faut prévoir un plancher pour le plafond (avec les charpentes fermettes, ce sont les entraits des fermettes qui servent de plancher), des pannes et des chevrons. Le nombre de fermes de la charpente dépend bien sûr de la superficie de l'habitation.
Si le coût de revient d'une charpente traditionnelle est généralement plus élevé que celui d'une fermette, la qualité est au rendez-vous, ainsi que le charme du travail artisanal.

 

Les charpentes fermettes

 

Avec ses fermettes, la charpente industrielle est de pose rapide et plus économique que la charpente traditionnelle.

 

 

Un produit industriel

 

 

Difficile de comparer une charpente traditionnelle et une fermette car il y a différence de culture, l'une étant très manuelle, l'autre industrielle. La charpente fermette est la forme allégée de la charpente traditionnelle, puisqu'une fermette est plus légère qu'une ferme triangulée classique. La fermette représente désormais près de 80 % des constructions de charpentes en France.
Pas moins solide que la charpente traditionnelle, la fermette a pour inconvénient d'utiliser tout l'espace sous toiture (on dispose en moyenne une fermette tous les 60 cm). Il est donc impossible d'aménager les combles.

 

 

Valeur ajoutée

 

 

La production des fermettes étant industrialisée, le coût de revient est moindre par rapport à une charpente traditionnelle. La mise en œuvre est très facile, puisque la fermette porte directement la toiture sans interposition de pannes et de chevrons, les liteaux de couverture s'appuyant directement sur les arbalétriers. Cette simplification induit une grande rapidité d'exécution.

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