La cheminée

. La cheminée

 

Les cheminées à foyer ouvert

                                                                                

Rénovation ou construction ?

En rénovation comme en construction, les principaux paramètres à prendre en considération pour bénéficier des bienfaits d'une cheminée à foyer ouvert sont : matériaux, dimensionnement, normes...

 

 

Construction

 

 

Lors de la construction d'une cheminée à foyer ouvert, le choix des matériaux est essentiel car le but est de limiter leur échauffement et leur fissuration, d'éviter que vous ne vous brûliez à leur contact et d'éliminer le risque d'incendie.
Terre cuite, ciment, torchis ont leur version réfractaire parfaitement adaptée à la création d'une cheminée.
En fonction de l'élément de la cheminée, certains matériaux sont autorisés ou prohibés, par exemple pas de plâtre pour l'avaloir, cette partie qui coiffe le foyer et fait le lien avec le conduit de fumée ; pierre, béton, cellulaire, marbre, fonte, métal, bois, céramique ne sont autorisés que pour certaines parties.

Pour qu'une cheminée fonctionne correctement, il est indispensable de respecter certaines proportions entre les dimensions du foyer, celles de l'avaloir et celles du conduit.

Toutes les normes et informations techniques nécessaires à la construction d'une cheminée sont développées dans des Documents Techniques Unifiés (DTU), que vous pouvez vous procurer au CSTB ( Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

 

 

Rénovation

 

 

Jadis, les artisans ne maîtrisaient pas toujours les règles de construction des cheminées. D'où, parfois, des conduits mal adaptés à la taille du foyer, ou bien l'absence d'arrivée d'air frais au niveau du foyer... Il existe bien sûr de nombreuses solutions pour qu'une cheminée ancienne fonctionne parfaitement : abaissement du linteau, création d'une arrivée d'air,...).
Il est de toute façon impératif, en rénovation, de faire contrôler par un professionnel la conformité et l'efficacité de chaque élément de la cheminée, du foyer à la souche sur le toit.

Que l'on soit en construction ou en rénovation, le poids d'une cheminée est toujours à prendre en considération. Il peut varier de 300 à 1500 kg. Il faut donc prévoir un éventuel renforcement des structures.

 

Les récupérateurs de chaleur

Les récupérateurs de chaleur optimisent votre feu de cheminée et vous permettent ainsi de chauffer vraiment la pièce. Un vrai plus.

 

 

A quoi ça sert ?

 

 

Dommage de laisser les calories partir en fumée ! La cheminée à foyer ouvert a en effet davantage un rôle esthétique et convivial qu'un pouvoir chauffant (le rendement d'un foyer ouvert est limité à 10 ou 15 %). Une partie de la chaleur s'enfuit vers l'extérieur avec les gaz brûlés. Mais vous pouvez considérablement augmenter le rendement de votre cheminée (de 25 à 50 %) - et ainsi augmenter la température de la pièce ou de pièces mitoyennes - en installant un récupérateur de chaleur. Certes, l'opération est plus simple en construction qu'en rénovation, mais tout à fait réalisable sur de vieilles cheminées.

 

 

Comment ça marche ?

 

 

Sous la cheminée ou au-dessus, on crée une surface de chauffe avec des matériaux spécifiques qui absorbent et restituent très vite les calories. Une circulation importante d'air est installée : au contact du matériau chauffé, l'air monte en température et est rediffusé dans la pièce.
Il existe plusieurs systèmes : récupérateurs à prise d'air extérieure, double foyer avec combustion inversée, récupérateurs à eau qui s'apparentent à une chaudière.
La solution de base ce sont les chenêts soufflants. Ce système de récupération de chaleur n'exige pas de travaux. On installe le chenêt soufflant dans un foyer de cheminée ouvert. Le chenêt soufflant est en fait un corps de chauffe équipé d'un ventilateur : le bloc moteur, placé à l'extérieur de la cheminée, récupère l'air extérieur. Cet air circule dans le chenêt et se réchauffe au contact du feu. L'air chaud est ensuite expulsé dans la pièce grâce au ventilateur.

 

Les inserts et foyers fermés

                                                                                                                   

Insert ou foyer fermé ?

 

L'insert s'encastre dans une cheminée existante, le foyer fermé, quant à lui, nécessite la construction d'une cheminée autour. Ces deux types d'appareils s'adaptent très aisément à un conduit de fumées et vous apportent bien-être et sécurité lorsqu'ils répondent aux normes.

 

 

Distingo

 

 

Insert ou foyer fermé le système est le même, seule l'installation diffère.
Un insert, comme son nom l'indique, vient prendre place dans une cheminée existante. Il est constitué d'un foyer en fonte placé dans un caisson métallique.
Pour le foyer fermé, plus volumineux que l'insert, la cheminée n'existe pas au départ et on la construit autour de l'appareil.
Tous deux, à partir d'un feu de bois, sont à même de chauffer une pièce bien mieux que ne peut le faire une cheminée, la palme de l'optimisation du feu de bois allant au foyer fermé.

 

 

Comment ça marche ?

 

 

Confortables, économiques l'insert autant que le foyer fermé fonctionnent en récupérant les calories dégagées par le feu de bois.
L'air frais arrivant de l'extérieur est réchauffé dans un caisson double paroi pour l'insert, ou dans l'habillage maçonné de la cheminée pour le foyer fermé. Il ressort ensuite par des grilles situées sur l'insert ou sur la hotte pour le foyer fermé.
L'air chaud peut aussi être envoyé dans d'autres pièces par l'intermédiaire de gaines avec ou sans turbo.

 

 

A chacun ses qualités

 

 

L'insert est très simple d'installation puisqu'il suffit de l'encastrer dans le foyer de la cheminée et de le raccorder au conduit de fumées (en ayant pris soin de contrôler et d'adapter ce dernier aux normes actuelles). Le foyer fermé, quant à lui, est équipé d'une façade vitrée et doté d'un dispositif de récupération de chaleur. Les façades latérales peuvent aussi être vitrées, d'où augmentation du rendement. La plupart des modèles de foyers fermés laissent la possibilité d'utiliser la cheminée en foyer ouvert.

Le choix de la puissance de l'appareil se fera en fonction du volume de la pièce. Pour un espace
de 80 à 130 m2, une puissance de 8 à 10 kW est conseillée ; pour un espace de plus de 150 m2,
ce sont 12 à 18 kW qui sont requis.

Confort et économie

 

Inserts et foyers fermés présentent le grand avantage à la fois d'offrir le charme des cheminées à feu ouvert, en respectant une large vision des flammes, et de diffuser une chaleur confortable tout en étant économiques. Ils peuvent aller jusqu'à servir réellement de chauffage d'appoint ou de base selon l'espace et le volume à chauffer. Une installation peut même, au moyen de gaines, répartir la chaleur produite sur plusieurs pièces.

 

 

Le choix d'un appareil sera donc fonction de l'usage que vous voulez en faire: agrément, chauffage d'appoint, chauffage principal ; des caractéristiques qui vous semblent importantes : rendement, capacité en bois, durée en feu continu, esthétique...
Mais le premier critère de choix sera obligatoirement sa conformité à la norme française NF D-35 376. Il est tout aussi important que l'insert ou le foyer soit posé par un professionnel spécialisé, qui suivra des règles d'installation très strictes et très précises.
Sans ces deux précautions, vous risquez l'incendie.

La plupart des modèles vous laissent la possibilité d'utiliser votre cheminée occasionnellement à feu ouvert. Vous connaissez le plaisir de vous réchauffer les pieds et les mains en vous plaçant au plus près de la cheminée à feu ouvert.

 

 

La conception d'un insert ou d'un foyer permet la diffusion d'air chauffé en circuit par le feu de bois, dans toute la pièce.
L'air chaud sort par des bouches (grilles) situées sur l'insert ou sur la hotte pour un foyer.
La chaleur est par conséquent plus largement diffusée et mieux répartie qu'avec un feu ouvert. Au lieu de s'échapper à 65% par le conduit de fumées, elle se propage dans la pièce. De plus, la consommation de bois diminue dans un ordre de grandeur de 2 à 3.

Pouvoir se servir de sa cheminée temporairement comme émetteur offre la possibilité de diversifier les sources de production de chaleur. Par exemple, si votre résidence secondaire est équipée d'un chauffage électrique et si vous vous abonnez au tarif Tempo d'EDF (jours rouges, bleus et blancs), vous pouvez limiter le fonctionnement des convecteurs les jours rouges (plus chers).

 

Écart du feu 16 cm

 

 

À quoi ça sert ?
Un insert ou foyer fermé installé sans précaution peut devenir cause d'incendie. La chaleur dégagée étant de l'ordre de 500°C, l'installateur doit impérativement respecter une distance minimale de 16 cm entre la paroi intérieure du conduit et l'élément combustible le plus proche, en général la structure en bois.

Comment faire ?
Les règles de mise en œuvre d'un insert ou d'un foyer fermé sont détaillées avec précision dans un Document Technique Unifié (DTU-24-2-22). Elles doivent impérativement être suivies par l'installateur.

 

 

Conduit de fumées

 

 

Comment l'utiliser ?
Le conduit sert à évacuer les fumées par la toiture à l'extérieur du logement. Il doit être non fissuré et ramoné deux fois par an. Le foyer peut être relié au conduit par un tuyau de raccordement, qui ne doit pas traverser de paroi. L'étanchéité entre ce tuyau et le conduit doit être parfaite.

Comment faire ?
Le conduit de fumées, raccordé à un foyer fonctionnant porte fermée ou porte ouverte, doit avoir une section minimale de 400 cm2 ou un Ø minimal de 20 cm. Il doit être composé d'un même matériau et ne desservir qu'un seul foyer. Le conduit doit déboucher dans la pièce où est situé le foyer à raccorder, sur une hauteur de 5 cm.

 

 

Bois à brûler

 

 

Comment l'utiliser ?
Pour que le bois brûle avec un bon rendement, il doit être suffisamment sec, avec une tolérance
de 15 à 18 % d'humidité intérieure.

Comment le choisir ?
Le bois doit avoir été abattu depuis au moins 18 mois et stocké pendant un an dans un endroit ventilé et protégé de la pluie. La longueur des bûches doit être choisie en fonction de la largeur de l'insert
(33 ou 50 cm en général). Certaines essences brûlent plus longtemps que d'autres.

 

 

Grilles de ventilation

 

 

À quoi ça sert ?
Le fonctionnement d'une cheminée, équipée d'un insert ou d'un foyer fermé, nécessite un apport d'air plus important que le simple renouvellement d'air. Si l'admission d'air dans la pièce est insuffisante, une amenée d'air supplémentaire propre à la cheminée doit être réalisée. Lorsque l'habitation est équipée d'un système d'extraction mécanique de l'air (VMC), cette amenée d'air est obligatoire.

Comment faire ?
L'amenée d'air supplémentaire doit être prise directement sur l'air extérieur pour ne pas consommer les calories intérieures, garantir un bon tirage, améliorer le rendement d'exploitation ainsi que le confort.

 

 

Porte vitrée

 

 

À quoi ça sert ?
Une paroi vitrée pour fermer le foyer permet à la fois d'obtenir un meilleur rendement de la cheminée et d'avoir une vision du feu de bois. De nouvelles techniques ont permis d'agrandir la paroi vitrée et de la rendre complètement transparente.

Comment la choisir ?
La vitre doit être en vitro-céramique pour pouvoir résister à 800°C. Les vitres peuvent être autonettoyantes grâce à un système réducteur de bistrage : maîtrise de la circulation d'air pour éviter le dépôt de goudron et élévation de la température du foyer pour brûler les résidus.

Construction et rénovation d'un conduit de cheminées

 

Rénover un conduit existant

 

Raccorder un appareil de chauffage moderne à un conduit existant est possible à condition qu'il soit stable, étanche, adapté au combustible utilisé et qu'il possède une section compatible avec le foyer. Dans la plupart des cas, on réalise un tubage, voire un chemisage.

 

 

Des opérations préliminaires sont à réaliser.

 

 

D'abord le ramonage et l'assèchement du conduit s'il y a eu des traces d'humidité, puis le colmatage des fissures et crevasses, et la consolidation des éléments de la maçonnerie qui ne présentent pas une parfaite tenue. Son étanchéité à la fumée est enfin vérifiée. Le professionnel allume des fumigènes et observe les fuites de fumée à travers la maçonnerie du conduit.

 Le chemisage consiste à appliquer sur la face intérieure du conduit un enduit spécial et sur toute la hauteur. Ce travail est réalisé par une entreprise spécialisée et en conformité avec le règlement sanitaire départemental. Ensuite, la section du conduit peut être ramenée à 350 cm2 s'il est raccordé à une cheminée à foyer ouvert et à 180 cm2 s'il s'agit d'un foyer fermé ou semi-ouvert.

 

 

Un tubage, plus simple et moins cher, est préférable. Il est quasiment obligatoire lorsqu'une nouvelle chaudière ou cheminée est installée. C'est une formule très rapide qui rectifie la section du conduit si nécessaire, limite les risques de bistrage et renforce l'isolation thermique.
Il faut prévoir une ventilation de l'espace entre le conduit et le tubage pour éviter des risques de condensation prolongée sur la paroi extérieure du tube. Un orifice est ménagé au sommet de la sortie de toit et un second en partie basse du conduit.
Après tubage, la section du conduit peut être ramenée à un Ø intérieur de 180 mm s'il est raccordé à une cheminée à foyer ouvert et à 153 mm s'il s'agit d'un foyer fermé ou semi-ouvert.

Dans un conduit vertical, on pose des tubes rigides métalliques.

Ils sont assemblés entre eux et descendus au fur et à mesure. En céramique, le tube - moins cher, se réutilise après un feu de cheminée, il est garanti 30 ans contre la corrosion et peut être ramoné avec un hérisson métallique plus efficace qu'un modèle en nylon. Lorsque le conduit n'est pas vertical, on utilise un tubage souple en acier inox.

 

Construire avec des boisseaux

 

De section "carré", rectangulaire, les boisseaux en terre cuite ou en béton allégé se posent avec un mortier bâtard ou de chaux maigre qui offre une certaine élasticité, nécessaire lorsque le matériau s'échauffe. Ils sont emboîtés les uns sur les autres, la partie mâle dirigée vers le bas, afin d'éviter des coulures à l'intérieur du conduit et que la condensation ne ressorte pas par capillarité à travers les joints. En sortie de toiture, ils sont recouverts d'un enduit, habillés de briques, d'ardoises... ou avec un kit spécifique.

 

 

À parois alvéolées, les boisseaux sont polycombustibles pour la plupart. Ils conviennent pour la partie du conduit qui traverse les pièces habitables. Très bon marché, ils sont habillés avec une cloison en carreau de plâtre de 50 mm d'épaisseur, désolidarisée du conduit par un vide d'air ventilé de 30 mm d'épaisseur ou isolé avec de la laine de roche.
À isolation intégrée, les boisseaux comportent de la laine minérale collée sur leur paroi extérieure et recouverte d'un enduit ou d'un film d'aluminium qui assure la protection mécanique de l'isolant. Ils complètent les précédents dans les combles perdus et dans les parties extérieures en supprimant l'apport d'une isolation.
À triple paroi, les boisseaux se composent d'un tube en céramique réfractaire, d'une coquille d'isolation en laine minérale haute densité de 35 mm d'épaisseur et d'une paroi extérieure en béton allégé. Compatibles pour un usage extérieur et intérieur, ils permettent de réduire l'écart au feu à 2 cm des bois de charpente et un habillage du conduit dans les parties habitables par simple collage d'une plaque de plâtre ou par application d'un enduit. Une excellente solution mais très chère.

 

Construire avec des tubes métalliques

 

Fabriqués à partir d'aluminium, d'acier inoxydable ou galvanisé, les conduits métalliques n'exigent aucun travail de maçonnerie.
Cylindriques et parfaitement lisses, ils facilitent le ramonage et le tirage de la cheminée.

 

 

Ce sont les solutions les plus chères mais parfaitement adaptées à la structure légère des charpentes modernes. Elles se montent rapidement par emboîtement et serrage d'un collier et le conduit de fumée est utilisable immédiatement après la fin des travaux. Leur destination est fonction de la compatibilité du métal avec le combustible, de leur situation dans la construction et leur capacité d'isolation.
À simple paroi en inox flexible ou rigide, ils sont destinés principalement au raccordement du foyer au conduit de fumée ou au tubage des conduits maçonnés.

À double paroi séparée par une lame d'air, de la vermiculite, de la céramique ou de la laine de roche, ils sont "mono" ou "poly" combustibles. Comme les boisseaux isothermes, ils évitent ainsi les phénomènes de condensation et de bistrage qui peuvent corroder le métal.
Les conduits placés à l'intérieur sont en acier avec une paroi interne en inox ou en alu et une paroi externe galvanisée.

 

 

Un conduit extérieur est composé de deux parois inox. L'aluminium est réservé aux chaudières gaz. Dans les parties habitables, le conduit s'habille d'une cloison isolée ou ventilée par un vide d'air de 50 mm d'épaisseur.

Pour la souche, on utilise soit un conduit avec solin et cône de finition en inox-inox, soit en inox-galva habillé d'une sortie de toit préfabriquée. Certaines imitent les cheminées régionales.
À triple paroi, composé d'un tube en céramique, d'une coquille en laine minérale de 6 cm d'épaisseur et d'une enveloppe extérieure en acier inox, le conduit est réutilisable après un feu de cheminée. Il permet de réduire l'écart au feu à 5 cm des bois de charpente et il est garanti 30 ans contre la corrosion. Dans les parties habitables, des supports métalliques fixés sur le conduit permettent la pose d'une cloison avec une garantie.

 

La souche extérieure

                                                                                                                          

De l'utilité d'une souche

Partie émergente de la cheminée, la souche joue un rôle capital pour un bon tirage.

 

 

A quoi sert la souche de cheminée ?

 

 

La souche est la partie du conduit qui émerge du toit. Elle permet d'expulser en hauteur les gaz brûlés, mais aussi de récupérer l'air extérieur indispensable au tirage de la cheminée.
La souche doit être bien isolée afin d'éviter un refroidissement trop rapide des fumées qui auraient ainsi du mal à sortir. De plus, une souche mal isolée peut atteindre une température de 45° C ce qui favorise des condensations.

 

Où placer la souche ?

 

Pour jouer pleinement son rôle la souche doit être implantée sur le versant de la toiture situé sous le vent dominant. De plus, il est impératif de respecter la réglementation en matière de hauteur.

 

 

Une affaire de vent dominant

 

 

La souche se place sur le versant de toiture situé sous le vent dominant, en dépression, ce qui favorise le tirage.
Pour connaître le bon versant d'implantation de la souche, mieux vaut se renseigner auprès des voisins car, certaines régions possédant plusieurs vents dominants, il est parfois difficile de trouver la bonne orientation.

Vous pouvez prévoir un dispositif anti-refoulement qui permet d'éviter les retours de fumées à l'intérieur en cas de fortes pluies ou de vents plongeants.
Seul bémol, le dispositif ne doit en aucun cas modifier la section du conduit, au risque de modifier la qualité du tirage.

 

 

Les règles à respecter

 

 

La réglementation impose que le sommet de la souche dépasse d'au moins 40 cm le faîte de la toiture. Cette règle n'est pas anodine, car si cette hauteur minimum n'est pas respectée, il peut y avoir des inversions de tirage et des refoulements de fumée.
Attention à la présence de grands arbres ou d'immeubles qui risquent de couper le vent et ainsi diminuer le tirage de votre cheminée : vous devrez alors augmenter la hauteur de la souche.

 

Les conduits de fumées

                                                                                                                   

Un conduit de fumée à quoi ça sert ?  

 

Le conduit de cheminée - également appelé conduit de fumées - est indispensable pour évacuer les produits de combustion. Il sert aussi bien pour un feu de cheminée que pour le chauffage central ou pour un insert.

 

 

 

  Son rôle premier est d'évacuer correctement les gaz de combustion en assurant une régularité de tirage. En diffusant les gaz dans l'atmosphère au dessus des habitations, il préserve la qualité de l'air au niveau du sol et élimine les risques d'intoxications dues aux rejets à hauteur d'homme le long des façades.

 

Un conduit de fumée comment ça marche ? 

 

Un conduit de cheminée c'est la clé du confort et de la sécurité

 

 

Un conduit fonctionne s'il y a du tirage ! Le tirage c'est quoi ?

 

   Il s'agit de la dépression qui se crée au débouché du conduit et qui se traduit par une aspiration de l'air à la base du conduit. Le tirage sera d'autant meilleur que les fumées seront chaudes, le conduit sera haut et bien isolé. Le tirage peut être perturbé par des conditions météorologiques défavorables (pluie, vents plongeants).

 

 

Cheminée - Conduit : le couple parfait

 

                                  Il est important de connaître l'ouverture de l'âtre d'une cheminée à feu ouvert ou la puissance de l'insert qui y sera introduit de façon à calculer précisément le diamètre optimal du conduit. Ceci est particulièrement vrai pour les cheminées à feu ouvert dont le refoulement peut provenir d'un sous-dimensionnement du conduit.

 

 

Les différentes méthodes de mise en oeuvre

 

                                     

                                      Les conduits raccordés sur les cheminées démarrent très souvent au plafond pour des raisons de commodité. La solution à privilégier dépend de certains critères tels que le type de cheminée, la position du conduit, la nature du plafond, la structure de la charpente ... On peut classer ces solutions en deux grandes familles qui sont les conduits maçonnés et les conduits non maçonnés.

 

 

 

Les conduits maçonnés

 


Il s'agit des conduits dont les éléments sont assemblés par jointoiement au mortier ou avec une colle.
Dans cette famille, on retrouve les conduits traditionnels en terre cuite et en béton mais aussi des produits dits innovants tels que les conduits en céramique aux performances accrues.
Les conduits traditionnels sont présents sur le marché depuis des décennies et n'ont que très peu évolué. Ils doivent être complétés par des doublages afin de respecter la réglementation en termes d'isolation thermique et d'écart au feu. Depuis l'apparition des inserts dont les températures de fumée peuvent être très élevées, ils sont même très souvent tubés.
Les produits innovants, quant à eux, ont suivi l'évolution de la réglementation et offrent des systèmes complets et performants, autorisant les dévoiements et permettant souvent de réduire l'encombrement total du conduit tout en respectant les exigences de sécurité.

 

 

Les conduits non maçonnés

 


Ces conduits sont montés par emboîtement et serrage d'éléments modulaires entre eux. Ce type de montage est dit à sec.
Les deux matériaux utilisés pour ces conduits sont l'acier inoxydable et la céramique.
Les conduits métalliques sont constitués d'une paroi intérieure en acier inoxydable, d'une coquille isolante et d'une paroi extérieure en acier galvanisé. Leurs performances et leur durabilité sont liées à la nuance d'acier inoxydable et à l'épaisseur de l'isolation.
Les conduits en céramique sont doublés d'une isolation conséquente et d'une paroi extérieure en acier inoxydable qui autorise leur installation en extérieur. Insensibles aux acides, certains peuvent également être réutilisés après feu de cheminée.

                                                                                                                                                

 

Il pompe, il pompe le conduit de cheminée

 

Le conduit de fumées évacue les produits de combustion de votre cheminée à foyer ouvert, de votre insert ou de votre foyer fermé. Il assure également la qualité du tirage, et partant, votre plaisir d'un bon feu de bois. Placé à l'extérieur ou à l'intérieur de l'habitation, il répond à des normes très strictes. Pour votre sécurité.

 

 

A quoi sert un conduit de fumées ?

 

 

Le conduit de cheminée joue deux rôles essentiels. Il évacue les produits de combustion et il assure le tirage. Il doit résister à des températures de 200 à 400° (voire 500° pour certains foyers fermés) et à l'action chimique des gaz brûlés.
Le conduit fonctionne comme une pompe : il aspire les gaz intérieurs, moins denses que les gaz extérieurs à la maison. Plus le gaz brûlé par la combustion est chaud (et donc léger), plus le conduit l'évacue facilement et meilleur est le tirage. Au fur et à mesure de leur montée vers l'extérieur, les gaz ont tendance à se refroidir, ce qui est néfaste pour le tirage. Il est donc important de ne pas avoir un conduit de fumée trop haut (20 à 30 mètres sont la norme).

 

 

Les différents types de conduits

 

 

Le conduit peut être réalisé à l'intérieur ou à l'extérieur de l'habitation. On le dit " isolé " lorsque sa stabilité aux efforts horizontaux n'est assurée par aucune liaison avec un mur ; il est " adossé " lorsqu'il est autoporteur mais lié à un support qui le protège des effets du vent ; il est " accolé " lorsqu'il est solidaire du mur porteur sur toute sa hauteur. Leur réalisation est soumise à une réglementation très stricte, cette réglementation étant destinée à la fois à assurer votre sécurité et à permettre une meilleure efficacité du conduit.

 

 

 

Les matériaux utilisés

 

De nombreux matériaux normalisés NF sont utilisés pour construire des conduits de fumées. Brique, boisseaux, béton armé, fibrociment ou métal ont en commun leur résistance à de très fortes températures. Les matériaux à utiliser pour réaliser un conduit doivent être conformes à des normes NF et des règles édictées dans un Document technique unifié (DTU).

 

 

Les briques

 

 

 

Terre cuite et brique réfractaire ont une importante résistance à la chaleur (jusqu'à 950° pour la brique réfractaire). En briques, le conduit doit être autoportant et, s'il est adossé au gros œuvre, leur libre dilatation doit être assurée. L'épaisseur de la paroi doit être de 10 cm afin d'assurer la stabilité de l'ouvrage et son isolation thermique.

 

 

Les boisseaux

 

 

En terre cuite ou en béton, les boisseaux peuvent être cylindriques, rectangulaires ou carrés. Ils résistent à une chaleur de 450°.

 

 

Le béton armé

 

 

Avec le béton armé, le conduit peut être monolithe, c'est-à-dire coulé sur place entre des coffrages spéciaux, ou composite, c'est-à-dire constitué d'éléments préfabriqués. L'intérieur des conduits en béton armé est généralement garni de briques ou de boisseaux.

 

 

Le fibrociment

 

 

Lorsqu'il est en fibrociment, le conduit est alors adossé au mur porteur et fixé par des colliers.

 

 

Le métal

 

 

Qu'il soit en tôle d'acier noir, en tôle d'acier inoxydable ou en tôle d'aluminium, le conduit est généralement réalisé à l'extérieur.

 

Le tubage : pour rajeunir le conduit d'un foyer fermé

 

Rigide ou flexible, le tubage d'un conduit de fumées permet d'installer un foyer fermé ou un insert à partir d'un conduit de fumées existant.
Attention, le tubage est interdit pour les foyers ouverts !

 

 

Pourquoi le tubage d'un conduit de fumées ?

 

 

C'est surtout en rénovation que l'on procède au tubage d'un conduit de fumée. En tubant un conduit de fumées existant, on évite d'avoir à le refaire pour qu'il réponde aux normes de constructions actuelles et on garantit sa sécurité.

Le tubage consiste à introduire un tube métallique dans l'ancien conduit et à le raccorder à la source de chauffage.

Attention : le tubage est interdit lorsqu'il s'agit d'un foyer ouvert, une cheminée traditionnelle donc (dans ce cas, pour rendre le conduit conforme il faut le chemiser, c'est-à-dire en couvrir les parois intérieures d'un enduit spécial).

 

 

Le tubage flexible

 

 

Le tubage flexible permet de s'adapter aux dévoiements (les coudes) du conduit. Il est fixé par des colliers et des raccords flexibles.

 

 

Le tubage rigide

 

 

Le tubage rigide autorise un usage polycombustible. Il ne peut être utilisé si le conduit existant a des dévoiements. Chaque élément est soudé dans le sens des condensations.

 

Présentation de quelques cheminée

 

 

 

 

 

 

Moderne

 

 

 

 

 

Traditionnelle

 

 

 

 

 

Traditionnelle

 

 

 

 

 

Moderne

 

 

 

 

Moderne

 

 

 

 

 

Moderne

 

 

 

 

 

Traditionnelle

 

 

 

 

 

Traditionnelle

 

 

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