Les ardoises

•1.             Les ardoises

 

L'ardoise, un matériau noble

 

Les qualités de l'ardoise

 

Incombustible, non poreuse, inaltérable, flexible, ... l'ardoise multiplie les qualités.
Elle joue ainsi un rôle essentiel dans la longévité de votre toiture.

 

 

 

  L'ardoise, avant de se démocratiser, couvrait les toits des châteaux et bâtisses des grands propriétaires terriens, et cela dès le XIe siècle. Issue d'une roche qui se débite en feuillets, le schiste, l'ardoise s'est peu à peu imposée par ses qualités, notamment pour remplacer le chaume dans le nord-ouest de la France.

 

 

Elle dure, elle dure l'ardoise !

 

  L'ardoise est incombustible ; elle peut subir certaines altérations lors d'un incendie, mais elle le freine. Elle est également imperméable et non poreuse, quelle que soit son épaisseur. Elle se révèle donc guère sensible au gel. L'ardoise est aussi inaltérable et donc insensible aux agents atmosphériques, d'où sa très grande longévité. Autre qualité importante pour une couverture, la flexibilité. Plus une ardoise est flexible et plus elle est facile à tailler et à percer. Cette facilité de découpe la rend parfaite pour des toitures complexes avec lucarnes, châssis, capucines...

 

 

 

Couleur ardoise     

 

Du gris au vert en passant par le bleu, l'ardoise n'en finit plus de changer de teinte.

 

 

A chaque région sa couleur

 

 Selon sa région d'origine la couleur de l'ardoise varie avec subtilité :

  • L'ardoise d'Ardennes peut aller du bleu-noir au violet, mais posséder également des nuances vertes ou des textures marbrées.
  • En Bretagne, si elle est généralement gris-bleu, elle est verte aussi ou bien tachetée d'oxyde.
  • En Corrèze, on l'appelle la " bleue ".
  • Dans les Alpes l'ardoise a la caractéristique de blanchir à l'air, donnant aux toits la patine du temps.

  

 

Modèles et formes

                                                                          

Les différents modèles  

 

Modèle ordinaire ou modèle anglais, modèle carré ou historique, l'ardoise se décline en catégories. Chaque modèle s'adapte à un usage bien précis.

 

 

 

  C'est en fonction de la qualité et des dimensions des blocs de schiste que l'on détermine la dimension et l'épaisseur de l'ardoise.
A chaque modèle correspond un usage et un type de toit :

 

 

Le modèle ordinaire

 

  De forme rectangulaire, le modèle ordinaire (ou modèle français) est le plus couramment utilisé, tant en plaine qu'en littoral. Ces ardoises sont généralement d'une épaisseur de 2,7 à 3,3 mm. Les ardoises de petite taille sont préférées en Bretagne car la résistance au vent est supérieure étant donné le nombre d'attaches au mètre carré.

 

 

Le modèle anglais

 

  Lui aussi rectangulaire, le modèle anglais est plus épais (3,8 mm en moyenne) et plus résistant que le modèle ordinaire et donc généralement utilisé en régions montagneuses pour supporter des charges de neige et résister au gel.

 

 

Le modèle carré

 

  Le modèle carré est peu utilisé pour les habitations car moins résistant que les autres.

 

 

Le modèle historique

 

  Le modèle historique est normalisé pour répondre aux restaurations de monuments classés. L'ardoise est épaisse (4,5 mm et plus) et permet des couvertures d'une grande qualité.


Votre choix sera affaire de zone géographique et ... de budget.

La multiplicité des formes    

 

En fonction de la façon dont elle est découpée, l'ardoise change de nom. Et chaque format répond à un usage précis.

 

 

De bien jolis noms

 

  La carrée angevine, la carte, la coquette, l'héridelle, en écailles, en ogives... autant d'appellations pour autant de formes de découpe. Les ardoises sont taillées à leur extrémité apparente. Mais n'oubliez pas que l'ardoise a un endroit et un envers, l'endroit étant taillé en biseau afin que l'eau de pluie s'écoule mieux.

 

 

A chaque usage son format

 

 Le format de l'ardoise est choisi en fonction de son recouvrement, partie recouverte par les rangées supérieures. C'est un professionnel qui vous aidera à choisir ce format car la valeur du recouvrement est un savant calcul entre la pente du toit, la zone climatique, l'exposition, le mode de fixation. Et le recouvrement varie aussi selon la partie du toit.

 

    Avant de choisir entre tuile et ardoise

Un peu de technique     

 

 

Les paramètres de base

 

  Le ou les rampants de la toiture doivent avoir une pente qui assure un bon écoulement des eaux et évite les remontées sous l'effet du vent. Elle s'exprime en pourcentage, en degré ou mètre par mètre, soit la hauteur de la verticale obtenue pour un mètre de projection horizontale (0,70 m par mètre = 0,70 mpm = 70 % = 35° environ par exemple). La pente dépend à la fois de la conception de l'ardoise, de la zone climatique et du site de la construction. Respectez impérativement ces paramètres.

 

 

Les zones climatiques

 

  Trois grandes zones climatiques divisent la France.
La zone I est constituée par tout l'intérieur du pays, par la côte méditerranéenne, et pour les altitudes inférieures à 200 m.
La zone II réunit la côte atlantique sur 20 km de profondeur, la bande située entre 20 et 40 km de Lorient à la frontière belge, et les altitudes comprises entre 200 et 500 m.
La zone III inclut la côte atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord, sur une profondeur de 20 km, de Lorient à la frontière belge, et les altitudes supérieures à 500 m.

 

 

L'exposition géographique

 

 Trois situations sont prises en compte et se superposent à la zone climatique.
Les constructions dans le creux d'une cuvette entourée de collines sur tout le pourtour et protégées ainsi pour toutes les directions du vent sont considérées en site protégé.
Une plaine ou un plateau présentant éventuellement des dénivellations peu importantes est un site normal.
Il est dit exposé lorsque les habitations sont sur le littoral jusqu'à une profondeur d'environ 5 km, sur le sommet des falaises, dans les estuaires ou baies encaissées et à l'intérieur du pays, dans les vallées étroites et ventées, sur les montagnes isolées ou élevées...

 

Assurer une bonne ventilation

 

Une bonne ventilation de la sous-face de la couverture est nécessaire. Les ardoises absorbent une certaine quantité d'eau au moment des précipitations et il est nécessaire qu'elle soit évacuée avant les périodes de gel.

 

 

 

  Cette ventilation évite aussi les phénomènes de condensation qui contribuent au pourrissement des bois de charpente et diminuent l'efficacité de l'isolation.
La présence d'un écran de sous-toiture et/ou d'un isolant, implique de les poser en ménageant une lame d'air d'environ 4 cm. Dans un comble non aménageable, et sans isolation sous le rampant, l'écran est fixé non tendu sur les chevrons de façon à ce qu'il laisse apparaître des "godets" où l'air pourra circuler.
Sur une toiture isolée, la présence d'un écran de sous-toiture impose une double ventilation entre l'isolant et l'écran (exception faite pour certains écrans très microporeux) et entre celui-ci et la couverture.

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